mercredi 11 novembre 2009

Conseil du 9 novembre 2009



Rapport n°3 : débat sur les orientations budgétaires


intervention de Michel Aurigny



Mme le rapporteur, M. le sénateur-maire, Mmes et MM. les conseillers,


Au nom des élus de l’opposition, j’ai plusieurs observations à présenter sur le programme d’investissement.

J’ai noté une diminution de 3,5 millions des enveloppes pour les opérations à caractère annuel en 2010 (30 % en moins), mais une augmentation sensible de 6,5 millions sur les opérations spécifiques, soit 50 % d’augmentation par rapport à 2009.

Rénovation urbaine, voirie, équipements publics et sports représentent les parts les plus importantes de ces opérations spécifiques, mais il y a aussi le projet d’aménagement du quai Gayant, qui pose de nombreux problèmes.

Pour ce projet, 2 356 000 euros sont inscrits en 2010 ; ce sont les premiers, mais non les derniers du projet, loin s’en faut.

En effet, 21 millions de crédits de paiement sont prévus de 2010 à 2014 pour le Quai Gayant, qui prend ainsi la plus grosse part des 85 millions d’opérations spécifiques des 5 années à venir.

D’autre part, avec le rapport n°15 qui lui est consacré, nous aurons tout à l’heure l’occasion d’en débattre dans le détail, et de voir que les 6 millions de provision inscrits pour la phase 2 en 2013-2014 représentent à peine le tiers des 19 millions TTC des montants estimés de cette phase. Avec les 21 millions estimés de la phase 3, cela fait près de 50 millions d’euros.

A cet égard, il faut constater que la présentation des projets dans la « consultation » du mois de juin apparaît aujourd’hui fort biaisée :

- projet n°1 place de la gare : estimé à 4 millions dans la « consultation », il est estimé aujourd’hui à 8,9 millions d’euros, sans compter les 3,9 millions d’acquisitions foncières et de démolition ;

- projet n°3 sur l’aménagement du champ de foire : estimé à 9 millions dans la « consultation », il passe à 19 millions aujourd’hui,

- projets 5 et 6 sur la passerelle et la place de la Liberté : estimé à 12 millions ans la « consultation », il passe à 21 millions aujourd’hui.

Autant nous sommes d’accord pour estimer urgent l’aménagement de la place de la gare et d’une véritable gare routière – nous en reparlerons tout à l’heure – autant la suite des opérations fort coûteuses et entièrement tournée vers la BUL (interplanétaire selon certaines autorités), nous semble en dehors des véritables besoins de la majorité des Saint-quentinois.

C’est pourquoi nous proposons d’ouvrir le débat sur d’autres propositions dont voici quelques unes.

La première est d’actualité, nous avons vu que le projet d’une cité universitaire de 1000 étudiants a rebondi. Nul doute que la Ville de Saint Quentin et la communauté d’agglomération doivent investir largement pour aider à la réalisation de ces projets.

Ensuite, nous le répétons, nous demandons les crédits nécessaires à la réhabilitation des salles de quartier qui sont dans un état déplorable comme la salle Verdun et la salle Charles de Foucault.

D’autre part, dans les quartiers, dans le quartier Europe entre autres, les jeunes sont toujours demandeurs de salles de réunion.

Pour les beaucoup plus jeunes cette fois, ou plutôt pour leurs parents, on sait que le nombre de crèches reste insuffisant. Nous avons noté quelques réalisations en ce sens, nous proposons de les multiplier rapidement.

Enfin bien évidemment, il convient de prévoir le rachat du parking de l’hôpital pour le rendre enfin gratuit.

Je vous remercie de votre attention.




Rapport n°4 (décision modificative n°3)

intervention de Michel Aurigny



Monsieur le rapporteur, M. le sénateur-maire, Mmes et MM. les conseillers,


Permettez-moi quelques questions sur cette décision modificative.

Si je comprends bien, la DDU s’élève à 774 000 euros.

M. le rapporteur peut-il nous préciser le détail des subventions qui aboutissent à ce nombre ? En effet, le dernier conseil municipal a approuvé 11 programmes d’action au titre de la DDU, les subventions demandées s’élevant à 1 446 670 euros au total.

M. le maire, vous avez précisé que vous ne pouviez pas nous dire si les 11 seront retenus, mais que vous pensiez que les principaux le seraient.

Alors quels sont ceux qui sont retenus et qui nous valent ces 774 000 euros (sur les 1 200 000 prévus pour le département de l’Aisne) ?

D’autre part, monsieur le rapporteur peut-il nous préciser le sens des opérations indiquées. Je lis que les 774 000 euros se répartissent en 200 000 de dépenses imprévues et 574 000 versés à la section d’investissement, où ils remplacent 574 000 de recettes d’emprunts.

Est-ce que cela signifie que la DDU sert à réduire les emprunts de la section d’investissement, mais alors où sont les investissements complémentaires prévus au titre de la DDU ?

Je vous remercie de votre attention.



Rapport n°15 : quai Gayant

intervention de Michel Aurigny

Mme le rapporteur, M. le sénateur-maire, Mmes et MM. les conseillers,

Nous en venons avec ce rapport à un projet qui a déjà fait coulé beaucoup d’encre, et suscité de nombreux superlatifs sur lesquels je ne reviendrai pas.

Revenons brièvement sur les chiffres : 40 millions + les honoraires + la TVA, cela fait plus de 49 millions.

Dans la délibération du 16 février, il est indiqué que 10 des 40 millions relèvent de l’initiative privée, et 4 de la communauté d’agglomération – cela mériterait d’être précisé – il reste donc 26 millions pour la ville, soit 32 avec les honoraires et la TVA.

J’observe que les crédits de paiements prévus tout à l’heure entre 2010 et 2014 pour ce projet s’élèvent déjà à 21 millions. Sur ces 21 millions, il y a près de 9 millions pour la phase 1 (parvis de la gare) ce qui est déjà plus que les 6,8 millions indiqués dans le rapport que nous avons sous les yeux.

Où va-t-on ? Je m’interroge, et j’attends des explications.

Eu égard à l’ampleur des projets, dites vous – et aussi à leurs coûts – vous proposez de phaser et de chiffrer les différentes phases. Fort bien.

Il conviendrait peut-être aussi d’en rediscuter. Je me contenterai aujourd’hui de quelques observations et propositions sur la phase 1, c’est-à-dire l’aménagement du parvis de la gare.

Première observation : sur le stationnement.

Vous nous donnez raison sur le premier point évoqué, la nécessité de prévoir « une place accrue au stationnement ».

Encore faut-il préciser.

Bien entendu, nous n’avons rien contre les arbres. Il convient de garder les magnifiques Ginkgo biloba, les liquidambars et autres sophora japonica, et il est tout à fait possible d’en planter d’autres et de différentes espèces. Mais la vocation du parvis de la gare n’est pas de devenir un arboretum, il y a largement la place à deux pas, dans le parc d’Isle.

Au moins 1000 personnes prennent le train tous les matins à Saint Quentin pour aller travailler. Nous avons la chance à Saint Quentin d’avoir devant la gare une grande place à l’écart de la circulation urbaine. J’ai compté l’autre jour 402 voitures garées en fin de matinée. Il faudrait plus de places de stationnement, car chacun sait comment il est difficile de trouver une place à certaines heures.

Compte tenu de la taille de la place, cela est tout à fait possible en redessinant le plan de façon rationnelle, sans réduire la surface occupée actuellement par les espaces verts, et en mettant plus d’arbres.

Je propose donc au 1°, après « modifier le projet initialement arrêté », que l’on précise : « notamment en prévoyant 500 places de stationnement gratuit pour les automobiles sur le parvis de la gare ».

Deuxième observation : elle concerne la gare routière.

J’avais étudié l’exposition en juin. Jeudi j’ai demandé à revoir les documents. Je vous remercie de me les avoir communiqués. Mais de gare routière point. Je n’en trouve pas sur les plans. Tout ce que l’on voit, c’est que le vilain terrain vague actuel est redessiné, que le sol est refait proprement, très bien, mais ce n’est pas une gare.

Le plan prévu implique manœuvres et marches arrières pour les cars, d’où difficultés pour les chauffeurs et danger pour les usagers.

Et surtout je n’y vois pas l’ombre d’un abri clos, même pas de quelques toits comme sur les quais de la gare.

Je pense que c’est un oubli et que les modifications vont réparer cet oubli, mais il faudrait peut-être le mettre noir sur blanc, par exemple dans le a) de la Phase 1 après la « réhabilitation de la gare routière », ajouter « avec les abris nécessaires pour les usagers et un sens de circulation sécurisé ».

Troisième observation : les bus

Le projet n°7 de la « consultation » évoque en termes très vagues une « restructuration du réseau de bus », et envisage de faire passer moins de bus par la place de la basilique.

Je ne sais pas où en est le projet, il ne me paraît pas très judicieux de multiplier les correspondances en centre ville.

Mais intéressons nous ici aux bus desservant la place de la gare.

Primo, il faudrait que l’arrêt de bus soit beaucoup plus visible pour ceux qui sortent de la gare SNCF.

Secundo, pour désengorger la place de la gare de voitures, pour répondre aux besoins des saint-quentinois et « assurer une meilleure desserte des quartiers » comme vous le proposez, il faudrait peut-être faire passer plus de lignes de bus devant la gare, et prévoir à certaines heures un système de navettes desservant les différents quartiers pour que les saint-quentinois puissent se rendre plus facilement à la gare et en revenir. D’ailleurs, je crois qu’il est question d’ici quelques années de renforcer la continuité des transports publics.

Quatrième observation : l’accès aux quais des lignes SNCF

Bien entendu, cela ne relève pas de la ville, cela relève de la SNCF, mais la Ville de Saint Quentin a la possibilité d’en discuter avec la SNCF.

Outre la question de l’accès direct des personnes à mobilité réduite aux quais et aux trains, il me semble utile, en liaison avec le développement du faubourg d’Isle et de la future cité universitaire, de mettre à l’étude un accès aux quais, par passage souterrain ou passerelle, directement à partir du boulevard Cordier. Dans le même ordre d’idées, et avec un tel accès, pourrait-on prévoir un parking de ce côté-là de la gare ?

Je vous remercie de votre attention pour ces premières observations et propositions.



Question orale sur l’évaluation des fonctionnaires territoriaux de la Ville

intervention de Michel Aurigny


Monsieur le Sénateur-maire,


J’ai l’honneur de vous informer que les élus de l’opposition apportent leur soutien aux personnels de la ville et à leurs syndicats qui défendent leur statut.

Nous vous demandons solennellement de répondre positivement à leurs revendications, à savoir :

- le maintien de la notation chiffrée, qui est à la base de leur statut de fonctionnaires territoriaux,

- l’abandon de la méthode pernicieuse de l’entretien individuel, du contrat individuel d’objectifs, ouvrant la voie à la mise en concurrence des agents les uns contre les autres.

Cette logique managériale, qui consiste à rendre individuellement responsable chaque agent du travail confié en lui fixant des objectifs qui deviennent inatteignables, a montré, entre autres à ORANGE (ex-France télécom), à quelles dérives et à quels dangers elle aboutissait.

Il convient de l’abandonner sans délai.

Je vous remercie de votre attention


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Conseil municipal du 8 décembre 2008


Sur le rapport n°10 : mobilier urbain


Monsieur le rapporteur, M. le sénateur-maire, Mmes et MM. les conseillers,


Une première remarque me vient à l’esprit à la lecture de ce rapport. Si demain la publicité était interdite sur les abribus publics, comment ferions-nous pour protéger les usagers des intempéries et informer les citoyens ? ….

Une première question concerne le point I.g de l’annexe, c’est-à-dire les bornes en fonte d’aluminium qui donnent quelques informations sur les monuments et l’histoire de la ville. Est-ce que les 29 bornes prévues s’ajoutent à celles qui existent, ou bien les remplacent ?

Une deuxième question très importante concerne le point précédent : le « mobilier urbain non publicitaire pour l’affichage libre ».

Tout d’abord une précision. L’article L.581-13 du code de l’environnement indique – je cite – qu’il est « destiné à l’affichage d’opinion ainsi qu’à la publicité relative aux activités des associations sans but lucratif. »

Depuis l’interdiction générale d’affichage d’opinion en dehors des emplacements réservés, ce mobilier est essentiel et permet – je cite – « d’assurer la liberté d’opinion et de répondre aux besoins des associations », comme indique le même article dans son deuxième paragraphe.

À Saint-Quentin, il y avait il y a quelques années 22 panneaux de ce type, tous d’un format de 8 m2 environ, placés à différents endroits plus ou moins intéressants. Des dégradations ou des travaux ont fait que plusieurs d’entre eux ont disparu, dont certains à des endroits très passants comme celui du centre hospitalier. À ma connaissance, il n’en reste que 17 aujourd’hui, ce qui est notablement insuffisant.

Vous en proposez seulement 15, et chacun de 4 m2 seulement. Sauf si vous les ajoutiez aux 17 restants, il s’agirait d’une régression fondamentale de la liberté d’expression dans notre ville, une réduction de plus de moitié.

C’est pourquoi les élus de l’opposition demandent que le paragraphe de cette annexe soit modifié, et que soient inscrits 22 panneaux de 8 m2 chacun.

Nous demandons également la mise en place d’une commission d’étude des 22 endroits où se trouveront ces panneaux afin de mieux répondre à leur but, je le rappelle : « affichage d’opinion et publicité des associations sans but lucratif ».

Ceci m’amène, M. le Maire, à un dernier point.

Nous voyons régulièrement les panneaux qui subsistent recouverts par d’immenses affiches de publicité commerciale (Medrano, Medley, …) pour ne citer que les dernières apparues. Il est évident que si les entreprises commerciales, avec leurs moyens de collage professionnels, s’emparent régulièrement, voire systématiquement, de ces emplacements qui leur sont pourtant interdits, la liberté d’opinion est bafouée et les besoins des associations niés.

C’est pourquoi nous vous demandons, M. le Maire, de faire respecter la loi et de prendre toute mesure et sanction pour interdire de fait tout affichage commercial sur ces emplacements.

Je vous remercie de votre attention.



Sur le rapport n° 17 « marché de jalonnement de la signalisation »


Monsieur le Maire,


Cette question a fait l’objet du dernier rapport lors du conseil municipal du 27 juin dernier. Comme nous n’avions pas le « cahier des charges », vous avez avec raison reporté la délibération.

J’ai bien reçu le cahier des charges quelques jours après, je l’ai étudié et je l’ai ici avec ses mille pages, et je suis prêt à en discuter.

Mais, comme je l’ai dit à la commission des finances le 25 novembre, je suis très surpris du contenu du rapport qui est à l’ordre du jour aujourd’hui. Nous y découvrons en effet que la procédure d’appel d’offres a été engagée, qu’elle est même achevée, alors que le cahier des charges soumis aux entreprises n’a pas été approuvé par le conseil.

Il n’est pas possible que les prérogatives du conseil soient ainsi remises en cause sur un dossier aussi important et pour des dépenses de l’ordre d’un million d’euros. C’est pourquoi, au nom des élus de l’opposition, je demande le report de ce dossier et la reprise de la procédure là où elle est restée le 27 juin, c’est-à-dire l’étude et le vote par le conseil du cahier des charges afin de procéder à l’appel d’offres de façon réglementaire.

En effet, j’ai des remarques à faire et des questions à poser sur ce cahier, et donc sur le coût de l’opération.

Prenons par exemple le premier carrefour concerné, le carrefour répertorié C01, à savoir pour ceux qui n’ont lu le cahier des charges, le rond point le plus important à la sortie vers Amiens, avec Auchan d’un côté et Babou de l’autre.

Je constate que la plupart des panneaux indiqués y sont déjà, avec quelques différences qui me semblent mineures. Par exemple en venant de St Quentin, le grand panneau à droite de la chaussée annonçant les différentes directions est parfaitement lisible même s’il est sur fond vert plutôt que blanc. C’est vrai qu’il manque l’indication Vermand entre celle de Péronne et celle d’Holnon. D’autre part, le panneau actuel indique un angle d’intersection des voies un peu exagéré mais peut être plus proche de la réalité que l’angle droit qui figure sur ce projet.

Aussitôt après, le panneau qui confirme « centre commercial » est sur le côté droit de la chaussée et non sur le terre plein comme prévu sur ce schéma, mais est-ce utile de dépenser de l’argent pour le déplacer ?

Mêmes remarques dans l’autre sens.

Je pourrais multiplier les exemples : ici, au lieu d’un panneau « centre ville » sur fond blanc, c’est un panneau « St Quentin centre » sur fond vert. Là, le panneau « déchèterie » est placé de l’autre côté de la chaussée par rapport aux autres panneaux, mais faut-il le changer ?

On peut discuter de la couleur de fond de certains panneaux. Si j’ai bien compris l’annexe, les mentions autoroutières en bleu sont payées par la SANEF, les panneaux à fond vert relèvent de l’État, les mentions de communes du département, … ce qui laisserait seulement 57 000 euros à la charge de la ville, le gros morceau de 554 000 euros revenant à la communauté d’agglo.

Mais au bout du compte, par différents canaux, c’est toujours le contribuable qui paie.

Bien sûr il convient de poser les panneaux qui manquent ici ou là, ne serait-ce que pour indiquer des équipements nouveaux. Combien en faut-il exactement ? On ne le sait pas à la lecture du cahier des charges proposé, qui ne précise pas par carrefour quels panneaux sont nouveaux et quels sont les panneaux réutilisés.

C’est là la principale question que je voulais vous poser, qu’est-ce qui justifie la dépose de 850 panneaux dits « anciens » ? Combien d’entre eux sont réutilisés ?

D’après le document dit « détail estimatif » que j’ai sous les yeux, sous la rubrique « modification de panneaux » il y aurait 867 panneaux déposés et 89 reposés, soit 778 qui ne le sont pas.

Ce serait un gâchis des deniers publics que nous ne pouvons approuver, deniers qui seraient bien mieux utilisés par exemple pour rendre gratuit le parking de l’hôpital.

D’autre part, sur le même document, figurent bien 1 000 panneaux nouveaux environ, mais ce sont des panneaux sur mât, auxquels il faut ajouter plus de 300 panneaux d’accotement. Comment arrive-t-on au total de 1600 panneaux environ décrits dans ces mille pages ?

Il est clair qu’il faut reprendre l’étude de ce cahier des charges avec le souci des deniers publics.

Je vous remercie de votre attention.



Subventions au commerce local et travail du dimanche


Parmi les subventions exceptionnelles que vous demandez au Conseil municipal de voter, figure 35 000 euros pour « Les boutiques de Saint-Quentin ».

Nous n’avons rien contre la quinzaine commerciale que cette association organise, et nous ne pouvons que soutenir ce qui va dans le sens d’une véritable redynamisation du centre ville.

Mais pas à n’importe quel prix.

Le président de l’association que vous nous demandez de subventionner se dit énervé parce que certains commerçants refusent d’ouvrir leurs magasins le dimanche.

Mais n’ont-ils pas raison de refuser, de préserver leur repos hebdomadaire, et celui de leurs employés éventuels ?

Chacun le sait, ce n’est pas la fermeture des magasins le dimanche qui empêchent d’acheter, mais le manque de pouvoir d’achat.

Chacun le sait, les employés qui n’ont qu’un désir, celui de travailler le dimanche, cela n’existe pas.

Ce qui existe, c’est un SMIC de misère qui pousse certains à ce recours. Au fait, si les heures du dimanche sont payées plus cher, comme il se doit, quel avantage pour le consommateur ?

Ce qui existe surtout, comme vous le savez, c’est le chantage explicite ou implicite à l’emploi qui contraint les employés à se porter volontaires.

Nous sommes d’accord pour subventionner la quinzaine commerciale, mais êtes vous d’accord, Monsieur le Maire, pour dire qu’il faut s’en tenir à l’interdiction générale du travail le dimanche, et que vous allez agir pour interdire l’ouverture des hypermarchés autour de St Quentin le dimanche, ouverture qui constitue une concurrence déloyale au commerce de centre ville ?


Michel Aurigny

Conseiller municipal


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Conseil municipal du 29 septembre 2008


1) Question orale sur la défense des bureaux de Poste à Saint Quentin


Monsieur le Sénateur-Maire,


Vous avez été réélu sénateur il y a huit jours.

Parmi les propositions que vous avez faites comme candidat, je lis : « Nous nous opposons au démantèlement des services publics dans nos communes. Nous ne voulons pas de désert dans l’Aisne. Nous défendons uns administration de proximité, plus humaine, répondant véritablement aux besoins de nos habitants. »

C’est en effet un problème majeur, et nos concitoyens attendent de leurs élus qu’ils combattent l’entreprise actuelle de démantèlement et de privatisation de tous les services publics hérités de la période d’après guerre.

A Saint Quentin, nous avons appris que la direction départementale de la Poste a décidé :

1°) le regroupement des bureaux de St Quentin Isle et de Ribemont avec celui de Saint-Quentin Europe, ce qui entraîne des suppressions d’emplois, et des réductions de l’horaire d’ouverture au public au bureau Saint Quentin Isle ;

2°) la transformation du bureau annexe du quartier St Martin en Agence postale communale, donc à la charge de la commune, sans qu’à notre connaissance il y ait eu une délibération du Conseil municipal à ce sujet ;

3°) la suppression de trois emplois aux guichets du bureau central de St Quentin (St Quentin basilique), et par conséquent l’allongement des files d’attente et la réduction de l’horaire d’ouverture.

Au nom des élus de l’opposition, j’ai l’honneur de vous demander une délibération du Conseil municipal condamnant ces dégradations du service public de la Poste dans notre commune, et s’adressant à la direction départementale de la Poste pour qu’elle annule ces projets.


2) Question sur le prix de l'eau


Monsieur le Maire,


Si vous permettez une observation sur le prix de l’eau.

J’ai ici la facture d’eau que j’ai acquittée en 1997 à St Quentin : 1,25 F le m3

et celle que je viens de régler au début du mois : 4,76 € le m3,

soit 25 fois le prix de 1977.

Admettons – c’est une approximation très large – que l’indice des prix a été multiplié par 6 depuis 1977 : il en résulte que le prix de l’eau a été multiplié par 4 !

Certes, le prix de l’eau a augmenté partout. Certes, le prix a plus que doublé avec le traitement des eaux usées.

Il reste que le prix à St Quentin est 50% au-dessus des prix les plus élevés. QUE CHOISIR relève en novembre dernier : 2€ à Clermond-Ferrand, 2,7 à Paris, 3,4 à Bordeaux, entre autres.

On ne fera pas croire qu’un tel prix est inéluctable à St Quentin : QUE CHOISIR cite une étude de l’IFEN selon laquelle le prix de l’eau est en moyenne de 2,19€ quand le service est en régie communale, mais de 2,93€ lorsqu’il est délégué à un organisme privé.

Avec 4,76€, la communauté d’agglomération de St Quentin fait très fort.

Nous continuons à demander le retour à une régie communale – ou à celle d’un syndicat de communes – de tout le service (assainissement aussi bien que distribution) et la baisse du prix à moins de 3€ le m3.


3) Question sur la question de la "dématérialisation de la transmission des actes"

(rapport n° 3)


Monsieur le Maire


On peut s’interroger sur l’intérêt de la « dématérialisation de la transmission des actes administratifs au contrôle de légalité ».

L’expérience prouve en effet que la prétendue « modernisation » de l’État est souvent un prétexte à son désengagement et à la réduction drastique des services publics et des effectifs de ses personnels.

Admettons un instant l’intérêt, pour parler simple, de la transmission électronique au Préfet de documents des collectivités locales et des établissements publics.

Mais pourquoi l’« usine à gaz » qui nous est proposée ?

Ainsi, un machin, baptisé « groupement de commandes » serait constitué par :

- la communauté d’agglomération de St Quentin,

- 4 villes (dont St Quentin),

- 3 communautés de communes,

- le CCAS et le SIAD de St Quentin,

et, quoi encore, un canton, ……

tout cela pour choisir un tiers de télétransmission.

Avec appel d’offres et convention entre l’État et les 11 composantes du « groupement ».

On croit rêver.

La préfecture, les services de l’État ne seraient pas capables d’organiser ce service ?

Pourquoi la préfecture ne met-elle pas en place elle-même un tel service de télétransmission, que les collectivités locales pourraient selon leur choix utiliser ou non, avec toutes les conditions de sécurité et de confidentialité que l’État républicain est à même de garantir ?

Ne serait-ce pas plus sûr, plus simple, et moins onéreux ?

Michel AURIGNY

conseiller municipal


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Aménagement des accès au centre hospitalier


Rapport n°6


M. le Maire, monsieur le rapporteur, Mmes et MM. les conseillers,

Au nom des élus de l’opposition, je souhaite poser 3 questions sur les documents qui nous sont présentés.

1ère question :

Dans le vote de crédits nouveaux proposés (page 5, 4e tiret), figure « l’extension du réseau d’électrification du champ de foire » pour la somme de 200 000 euros.

De quoi s’agit-il exactement ?

Et quelle est l’utilisation future que vous envisagez de ce champ de foire ?

2e question :

Pourrions-nous disposer des documents qui donnent le détail du P.A.U. inscrit page 8 avec 1 665 267 euros et 48 centimes de dépenses d’investissement ?

3e question :

Dans les dispositions diverses (page 7), il est indiqué que la dotation de solidarité urbaine doit « contribuer à l’amélioration des conditions de vie ».

A ce titre, parmi les dépenses d’investissement de 2007 il y a 118 112 euros et 45 centimes pour « l’aménagement et la sécurisation des abords du Centre Hospitalier ».

Cette dépense a servi à mettre en place des plots sur les trottoirs tout autour de l’hôpital pour interdire aux visiteurs de l’hôpital toute possibilité de s’y garer.

Par conséquent les familles des patients hospitalisés n’ont plus d’autre choix que :

- soit de faire des km à pied,

- soit de payer les tarifs prohibitifs du parking payant.

Est-ce une amélioration des conditions de vie des Saint-Quentinois ? Ou au contraire une détérioration?

Ne s’agit-il pas tout simplement, M. le Maire, de l’application de la convention signée par la société Q-Park et le Centre hospitalier, convention qui stipule explicitement – je cite – « les possibilités de stationnement sur voirie aux abords de l’hôpital seront interdites, notamment par des obstacles physiques installés par la commune … » et cette convention prévoit le paiement d’un préjudice à Q-Park si cela n’est pas fait ?

C’est pourquoi nous ne pouvons approuver cette mesure.


Michel Aurigny


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Gratuité du parking de l'hôpital






Monsieur le maire,



Vous nous proposez, conformément à la réglementation en vigueur, de désigner les 3 représentants du conseil municipal au C.A. du centre hospitalier de St Quentin.

Mais les Saint-Quentinois qui se rendent à l’hôpital sont d’abord confrontés à la question sensible du parking payant.

Beaucoup de choses ont été dites ou écrites sur ce problème pendant la campagne électorale des municipales.

Les élections sont passées, le problème demeure.

Comme vous le savez, les Saint-quentinois jugent pour le moins anormal de devoir payer pour rendre visite à leurs parents ou amis hospitalisés.

A l’inquiétude d’hommes ou de femmes confrontés à l’hospitalisation d’un conjoint, d’un enfant, hospitalisation qui se prolonge parfois plusieurs jours ou plusieurs semaines, s’ajoute l’incompréhension de devoir débourser des dizaines d’euros pour être auprès des leurs dans l’épreuve.

Des milliers de pétitionnaires le réclament. En leur nom, nous vous demandons, à vous monsieur le maire et aux représentants du conseil municipal dans le C.A., de rechercher, avec les partenaires de l’hôpital, avec le conseil général, le conseil régional et l’État, les moyens de rendre gratuit le parking de l’hôpital dans les plus brefs délais.


Michel Aurigny


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jeudi 5 novembre 2009

Assurance privée = zéro prise en charge



Comment le privé
prend en charge le risque dépendance.


Voilà une histoire vraie qui permet de prendre la mesure de ce qui nous attend si l'on confie aux assurances privées la prise en charge du "risque dépendance", dit encore "cinquième risque", selon l'expression utilisée par Xavier Bertrand lorsqu'il était en charge de la santé et de la solidarité. Car Xavier Bertrand, l'homme des assurances, était alors bien décidé à réserver la meilleure part de cette gestion, c'est à dire la part la plus rentable, au privé.

C'est aussi une histoire qui met en scène le groupe AIG (American International Group, Inc. ), l'un des chefs de file mondiaux de l'assurance et des services financiers qui a donné des sueurs froides à la finance internationale lors de la crise des subprimes. Il faut en effet rappeler que l'Etat américain a dû renflouer les pertes colossales du groupe pour éviter son effondrement et l'effondrement général du système.

AIG direct ! On se souvient sans doute des deux doigts formant un téléphone et du guiling-guiling provoquant l'intervention immédiate des services de santé (voir la vidéo en bas de page). C'est sans doute influencée par cette publicité à destination des personnes âgées que Jacqueline D., sentant sa santé décliner et ses capacités d'autonomie se réduire, avait souscrit un "Plan Senior Hospitalisation", pour une cotisation mensuelle de 33,50 € et une "Garantie Hospitalisation", pour une cotisation mensuelle de 63,70 €. Ces contrats promettaient de prendre en charge une éventuelle hospitalisation sous forme d'indemnités journalières.

Jacqueline D. n'a pu malheureusement juger du bien fondé de son investissement santé. Lorsqu'elle a été en effet hospitalisée, en janvier 2008, son état indiquait une maladie d'Alzheimer et une perte d'autonomie nécessitant sa mise sous tutelle. Or, ce qu'elle n'avait sans doute pas prévu, c'est que cette perte d'autonomie allait, aux termes du contrat, l'exclure de toute garantie. Voilà en effet ce que mentionne le contrat :

"ne donnent pas lieu au versement d'indemnité les séjours nécessités, quelle que soit la nature de l'établissement, par des personnes qui ont perdu, de manière irréversible, leur autonomie de vie ou dont l'état de santé nécessite une surveillance médicale ou sociale constante et/ou des traitements d'entretien, ainsi que les séjours effectués en service de gérontologie ou de gériatrie et ce, quel que soit le type d'établissement."

Voilà une clause restrictive assez singulière lorsqu'on considère la "clientèle" ciblée par ce type de contrats qui conviendraient assurément mieux à des personnes dans la force de l'âge qu'à des personnes du troisième, voire du quatrième âge ! Qui souscrirait en toute connaissance de cause un contrat excluant des garanties les circonstances appelant de la manière la plus urgente leur mise en oeuvre, un contrat qui dirait en clair : vous percevrez des indemnités en cas d"hospitalisation, sauf cette hospitalisation est absolument indispensable, en raison de problèmes de santé majeurs ?

cliquer sur le texte pour l'agrandir
C'est pourtant ce qu'exprime le courrier du groupe AIG, (rebaptisé Alico après le scandale des subprimes) reproduit ci-contre. En clair :

Nous refusons toute prise en charge vous concernant en raison de la perte d'autonomie qui vous frappe. Inutile de compter sur nous pour vous assister d'aucune manière : autrement dit, circulez, y a rien à noir, ni surtout aucune indemnité à percevoir!

Et le groupe Alico pousse la "générosité" jusqu'à offrir à Jacqueline D. la possibilité de résilier son contrat, dès lors qu'il "ne peut plus lui offrir la protection qu'elle en attendait". Quel aveu ! Quelle protection peut-on donc attendre d'un "contrat hospitalisation", sinon une prise en charge en cas d'hospitalisation ?

Il faut encore dire, et ce n'est pas le moins scandaleux, que les primes ont continué d'être encaissées par AIG/Alico pendant plus d'un an après la date de l'hospitalisation, alors qu'à partir de cette date le contrat ne pouvait plus offrir quelque protection que ce soit : pas moins de 1944 Euros versés de janvier 2008 à septembre 2009 ;

1944 Euros partis en fumée, sans aucune contrepartie, sans l'apport d'aucun service...

1944 Euros empochés par Alico sans aucun risque pour le groupe, car s'il est une compétence que l'on ne peut contester à ces gens-là, c'est de savoir se prémunir eux-mêmes contre tout risque possible. Ainsi, la formule du virement automatique jointe au principe du renouvellement de contrat par accord tacite pourrait assurer des versements réguliers jusqu'à la fin des temps... ou au moins jusqu'à ce que le compte bancaire de Jacqueline D. soit en état d'être ponctionné, ou que la tutelle soit mise en place pour intervenir et pour résilier le contrat, bref le temps de 1944 Euros !

Par combien faut-il multiplier un tel chiffre pour avoir une idée des sommes qu'AIG-Alico Direct peut percevoir de cette manière ?

Le tuteur de Jacqueline D. a, comme il se doit, demandé à Alico, par lettre recommandée du 23 octobre 2009, la restitution à sa protégée des sommes indûment perçues. Affaire à suivre donc. Mais avant de connaître la conclusion de cette affaire, on peut faire quelques commentaires sur la "philosophie" de ces groupes d'assurances privées et intérêts financiers auxquels Xavier Bertrand voudrait confier la meilleure part de la gestion du risque dépendance. Ces groupes, c'est une évidence, sont animés par une stricte logique financière, par la recherche effrénée du profit, et le grand âge constitue pour eux une proie idéale. Le principe est simple : tous les risques pour l'assuré, aucun risque pour l'assureur ; cotisations maximales et prise en charge zéro !

Nous sommes aux antipodes du principe de solidarité qui régit la sécurité sociale de 1945. Comment ne pas voir que le risque essentiel consiste aujourd'hui dans le basculement programmé d'un système à l'autre, et que le seul moyen de s'en prémunir est de lutter pied à pied pour la sauvegarde de la sécurité sociale de 1945 ?





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jeudi 22 octobre 2009

Accès aux soins en "libre service"


Une lettre alarmante.
Comment a -t-on pu en arriver là ?

Bonsoir,


Un témoignage personnel quand à la fermeture des services hospitaliers.


Il y a trois semaines, ma cousine qui habite Chauny, trouve que sa fille de 19 mois n'est pas bien. Elle alerte immédiatement son compagnon et ils se précipitent chez leur médécin de famille à Sinceny. Celui ci leur annonce que Lylou fait une très grave allergie, il lui administre de la cortisone et leur dit d'aller au plus vite dans un service d'urgence pédiatrique. Mon cousin lui demande de faire intervenir les pompiers. Réponse du médecin :"non, ils arriveront trop tard à l'hopital.". Alors qu'ils pensent se rendre aux urgences de Chauny : "non, il n'y a plus de service d'urgence pédiatrique, il faut aller à Laon ou à Saint Quentin, vous roulez le plus vite possible,vous mettez vos warning!"


Vous imaginez ce que peuvent ressentir les parents, il sont partis pour Saint-Quentin, ils ont foncé entre 150 et 200 km heure ! Ma cousine a dû empêcher sa fille de perdre connaissance plusieurs fois sur la route.


Arrivés à Saint Quentin , Lylou a été prise immédiatement en charge par les urgences et se porte désormais très bien. Les médecins ont dit à ses parents qu'ils avaient fait tout ce qu'il fallait, que ne pas aller directement à Saint Quentin aurait été fatal pour Lylou.

Ils leur ont aussi affirmé que c'était au quart d'heure près.


Aucune recherche n'a été faite pour trouver l'origine de l'allergie. On leur a dit : "cela peut se reproduire, si c'est le cas, vous faites la même chose. Ne lui donnez plus les dernieres choses qu'elle a prises."


Imaginons qu'il y ait eu un embouteillage, comme il y en a souvent à l'entrée se Saint Quentin, ma petite cousine ne serait plus là ! Mon cousin a pris de gros risques sur la route.


Au non de quoi des enfants peuvent-ils mourir ? La fermeture des services publics, c'est aussi cela.



Evidemment, ça ne s'invente pas, et c'est dramatique !


Des événements aussi tragiques sont appelés à se reproduire, et leur inévitable multiplication est la conséquence directe de la politique criminelle qui s'obstine à dévaster l'ensemble du système de santé.


Afin de faire des économies, il faudra bientôt se transporter soi-même, et encore n'est-ce là qu'un aspect : pourquoi pas l'auto-prescription, l'auto-administration des soins, bref la santé en libre service ?


Comme le dit fort justement ma correspondante : "la fermeture des services publics, c'est aussi cela", c'est le risque de mort pour les malades, y compris pour les enfants.


Au nom de quoi des enfants peuvent-ils mourir, demande-t-elle alors. Comme le disait Camus, "la mort d'un enfant ne peut être rien d'autre qu'un scandale" mais lorsqu'elle est le résultat d'une politique, c'est un crime.



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